Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 21:18

Le 12 décembre 2008, nous avions abordé les tics de langage horripilants dans l'article "Du quelque part à être soi-même". Aujourd'hui, notre étonnement se porte sur deux idées reçues dont la répétition a le don d'anesthésier ou d'agacer.

"Fait maison". Cet argument de vente a de quoi laisser stupéfait. Et, quand un client de restaurant interroge un serveur sur le fait que le plat du jour soit "fait maison" ou pas, il y a matière à lever les yeux au ciel.

En effet, qu'un plat soit "fait maison" importe peu, tant la vraie question est la qualité des aliments utilisés dans la préparation. Mieux vaut un surgelé sain, qu'une assiette confectionnée dans la cuisine du restaurant avec des légumes douchés à l'acide, ou autre produit chimique, par l'agriculteur. Quant au gâteau "fait maison", seule la connaissance des ingrédients de fabrication permet  de déterminer la qualité. Si le gâteau est conçu avec du sucre raffiné, de la farine blanc plâtre, du beurre et des oeufs non biologiques et du chocolat sans cacao, mieux vaut s'économiser le temps de préparation et acheter directement au supermarché avec la garniture de colorant inclue !

"Produit du jardin" fait aussi parie des marqueurs de qualité. Il n'en est pourtant rien. Même si le côté petit agriculteur face aux "méchantes multinationales de l'agro-alimentaire" a du succès depuis José Bové, la petite taille n'est pas toujours synonyme de qualité. Nous pouvons même oser dire que le "gros agriculteur" qui doit répondre à des normes et craint pour sa réputation devrait faire plus attention que le "petit agriculteur" qui écoule sa production sur les marchés et "karcherise" gaiement son lopin à l'anti-limaces.

Hors d'une véritable agriculture biologique, la production issue du "jardin" ne valide en rien la qualité.

Sans doute, nos origines paysannes nous poussent elles inconsciemment à nous rassurer avec de telles idées. Sans doute, notre culture "révolutionnaire" nous induit à une plus forte sympathie pour le "petit" face au "gros".

Et pourtant, il s'agit bien là d'idées reçues.

Par Frédéric - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /2009 21:18

Lafuma est une entreprise française créée en 1930. Devenu groupe international, Lafuma c'est aussi les marques Millet, Eider, Oxbow et Le Chameau. Très engagée dans les produits verts, vous trouverez notamment sur le site de Lafuma boutique  des vêtements, bagages et chaussures ainsi que du mobilier.

Installée en Ardèche depuis 1982, la société Melvita vous propose des cosmétiques bio variés: gels douche, shampooings, dentifrices, produits de beauté innombrables. A découvrir dans de nombreux magasins de produits bio ou sur la boutique en ligne de Melvita .

Enfin, les arts de la table vous sont proposés par Geneviève Lethu. Cette entreprise créée en 1972 a relocalisé la majorité de sa production en France et en Europe comme nous le révèle un très intéressant article du Monde du 13 avril 2009.

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 21:15

A la lecture du dernier livre de Simone Veil au titre simple "Une vie", l'émotion et l'admiration nous parcourent. Mais nous découvrons aussi une femme aux idées précises, ne mâchant pas ses mots et volontiers à contre-courant.

L'émotion d'abord, face à une adolescence écrasée par la déportation qui entraîne la mort de ses parents et de son frère. Survivre en déportation est inimaginable, au sens propre, et se relever de l'horreur de voir quotidiennement une file d'attente devant  les chambres à gaz est tout simplement impossible. Simone Veil avoue en être hantée chaque jour.

L'admiration ensuite, face à un parcours humain et politique remarquable. Mme Veil réussit à se reconstruire malgré les ravages et, après une entrée dans la vie active comme magistrate, occupera notamment les fonctions de ministre de la Santé, présidente du Parlement européen et de membre du Conseil Constitutionnel. Cette remarquable carrière lui  donne expérience et recul pour observer la société française et la construction européenne.

Dans ce livre sont exprimées des idées fortes. Simone Veil, à contre-courant d'une pensée auto-flagellante concernant l'Occupation, rappelle que c'est en France que le pourcentage de juifs et d'enfants juifs déportés est le plus faible d' Europe.La déportation a tout de même anéantie, rappelle-t-elle, 76 000 juifs Français soit 25% de la population concernée. Mais ne vouloir comprendre cette époque qu'au travers du film "Le Chagrin et la Pitié", et oublier les milliers d'initiatives de protection des juifs par des chrétiens est une erreur.

Autre idée majeure: l'Europe. Simone Veil, meurtrie dans sa chair par les violences de l'Europe, ne peut comprendre le "NON" du référendum de 2005. Ce refus est incompréhensible pour qui pense  aux déchirements successifs du continent européen depuis des siècles, même si le traité était imparfait. Il est vrai que la démagogie de certains politiques en 2005 va bien au-delà de l'indécence, quand  telle ou telle délocalisation d'entreprises fut  montée en épingle comme un épouvantail pour cacher l'enjeu essentiel de la paix sur un continent si fréquemment baigné de sang. 

Et puis la politique au sens noble: celle qui écoute, comprend, propose. La loi sur l'IVG de 1974 bien sûr, car il n'était plus possible de laisser 300 000 femmes chaque année avorter clandestinement au risque de leur vie. La politique sans ses bas calculs qui semblent avoir marqué Simone Veil au contact de François Mitterrand, Jacques Chirac ou François Bayrou...La politique comme moyen de construire la paix, la prospérité, la liberté.

Simone Veil exprime également dans ce livre son refus des 35H, critique le corporatisme de l'Education nationale et reconnaît sans ambages ne pas avoir été choquée par les proposde Claude Allègre sur "le mamouth" , se dit favorable à l'immigration "choisie" en cohérence avec la démographie et le chômage.

Cette rencontre à la fois personnelle et politique avec Simone Veil, dans son ouvrage "Une vie", nous pousse à réfléchir, à prendre le recul nécessaire et à mesurer l'important et ce qui ne l'est guère. Un livre à mettre dans beaucoup de mains à quelques semaines des élections européennes !  

Par Frédéric - Communauté : Politique française
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 21:28

Se former aux premiers secours grâce à la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1" (PSC1) est facilement accessible. Proposée et payée par certaines entreprises pour leurs salariés, cette formation est aussi accessible aux particuliers. Le PSC1 donne accès à un premier niveau de connaissances permettant d'éviter le suraccident, de prévenir les secours et de délivrer quelques gestes d'une grande importance.

Le programme de PSC1 aborde en 2 jours les points suivants:

- la protection;
- l'alerte;
- la victime s'étouffe;
- la victime saigne abondamment;
- la victimes est inconsciente;
- la victime ne respire pas;
- la victime se plaint d'un malaise;
- la victime se plaint après un traumatisme;

Cette formation permet aussi d'abandonner certaines idées reçues pourtant très répandues lors d'accidents. 

Citons donc quelques bonnes pratiques de secourisme:

- en cas d'accident sur la route, il faut se garer après l'accident et non pas avant afin notamment d'éviter de s'exposer soi-même. 

- il ne faut jamais donner à boire ou à manger à une victime sauf si elle réclame un sucre.
 
- si vous sentez une odeur de gaz, surtout ne coupez pas le disjoncteur.

- ne jamais retirer un objet enfoncé dans le corps.

- les brûlures superficielles sont à mettre sous l'eau froide et non sous des glaçons. 

Enfin, la formation PSC1 vous permettra de vous entraîner à différentes situations que vous pouvez rencontrer et, rassurez-vous, le bouche à bouche se pratique sur des mannequins en plastique et non avec vos partenaires de formation ! 

Loin de l'image du super héros sauvant la planète, vous retirerez de cette formation quelques gestes qui permettront de réduire les complications pouvant se produire entre l'accident et l'arrivée des secours. Pour vous renseigner sur le PSC1 et découvrir avant formation quelques gestes de bases, je vous propose de consulter par exemple le site de la Croix-Rouge  ou encore celui de l'Association Nationale des Premiers Secours ( ANPS).

Par Frédéric - Communauté : Journalisme et Actualité
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 21:12

En 2008, à la faveur du taux de change qui avait permis il y a quelques années au Royaume-Unis de passer devant, la France a repris sa place de 5ème puissance mondiale.

Le PIB français à prix et taux de change courants est de 2855 milliards de dollars ( 2589 milliards de dollars en 2007) alors que celui du Royaume-Uni est de 2668 milliards de dollars (2803 milliards de dollars en 2007).

A noter que l'Islande connaît la chute la plus sévère avec une perte de PIB de 25% en passant de 20 à 16 milliards de dollars entre 2007 et 2008.

Source: OCDE en dollars; EUROSTAT par Le Monde en euros

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
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