Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 16:01

En 2008, l'aide publique au développement (APD) en provenance des pays de l'OCDE a atteint 120 milliards de dollars. Ce montant est net, c'est à dire que les remboursements de prêt par les pays aidés en sont déduits. Le montant brut est de 134 milliards de dollars.

La France est le 4ème pays en volume avec un apport de 11 milliards de dollars derrière le Royaume-Uni ( 11,5 milliards), l'Allemagne (14 milliards), les Etats-Unis ( 26 milliards) et devant le Japon ( 9 milliards).

(Source: OCDE)   

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 21:06
L'analyse Havas Sports des 3 premières places 2008 de 52 sports, comprenant 149 disciplines et 1577 épreuves de compétitions mondiales fait ressortir 126 pays ayant obtenu, au moins une fois, l'une de ces 3 premières places.

La France arrive à la 5ème position derrière les Etats-Unis, la Chine, la Russie et l'Allemagne avec 82 premières places, 101 secondes place et 104 "médailles de bronze".

5ème des épreuves masculines et 6ème des épreuves féminines, il est à noter que ce classement sportif de la France correspond à son classement économique mondial du PIB (produit intérieur brut soit la richesse d'un pays) où elle occupe également la 5ème position.

Le nombre 5   semble décidément très français car il est aussi le classement du pays pour les épreuves individuelles et pour les compétitions par équipe.

Si l'observation se veut plus minutieuse encore, la France obtient une première place sportive par tranche de       767 000 habitants ( pour les Etats-Unis c'est une première place par tranche de 1,5 millions d'habitants) ce qui démontre l'extrême sélectivité du sport de haut niveau.  

La France est première mondiale en escrime, pétanque et ski nautique, seconde mondiale en judo, karaté et twirling et troisième mondiale en automobile, K1, moto, parachutisme, pentathlon, snowboard, street hockey, tir et voile.

Cette prédestination pour la seconde et troisième place est très certainement le point à améliorer par les sportifs français qui semblent souvent craquer juste avant la victoire. Par exemple, lors des Jeux Olympiques de Pékin, la France est au 10ème rang des médailles d'or mais au 4ème rang du nombre de médailles d'argent et de bronze !  

Pour terminer ce festival de classements, celui de la France pour les 5 premiers sports les plus médiatiques est pour le football la 6ème place mondiale, le rugby la 4ème place, le tennis la 6 ème place, le cyclisme la 4ème place et l'automobile la 3ème place.

Vous trouverez le détail de ce classement sur le site de Havas sports  . Je vous invite aussi à lire l'article "Economie du football et éclatement de la bulle" du 11 mars 2009 sur le site infodifferente.com, qui pose notamment la question de la curieuse absence actuelle de débat sur les rémunérations faramineuses de sportifs (M. Thuram, nous ne vous entendons pas sur ce sujet ! ). Un paradoxe sur lequel nous reviendrons prochainement.  
Par Frédéric - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 22 mars 2009 7 22 /03 /2009 21:11

Le dernier rapport sur la compétitivité du secteur des voyages et du tourisme du World Economic Forum est paru. Comparant 133 pays à l'aide de nombreux indicateurs, le rapport 2009 met en avant l'importance des structures économiques, des infrastructures, des ressources naturelles et culturelles pour favoriser le développement du secteur du tourisme.

Dans cet environnement très concurrentiel, la France tire très bien son épingle du jeu en 2009 avec la 4ème place mondiale sur 133 pays, derrière la Suisse, l'Autriche et l'Allemagne. Même si, en tant que 1er pays en nombre de touristes reçus, nous pouvons regretter de ne pas occuper la 1ère place de ce classement, la progression est forte par rapport à 2008 où la France n'occupait que la 10ème place.

Les points forts de la France, dans l'économie du tourisme, sont l'hygiène et la santé, la qualité des infrastructures de transport, les ressources culturelles.

Les points de progrès sont les prix pratiqués (essence; hôtels; taxes d'aéroport), la sécurité ( accidents de la route; coût de la lutte contre le terrorisme ou la délinquance) et la qualité de l'accueil des Français.

Créer les conditions optimales pour atteindre la 1ère place et encourager le tourisme créateur d'emplois et de richesse semble donc accessible, grâce au passage prochain de la TVA à 5,5% dans l'hôtellerie-restauration et la baisse continue du nombre d'accidents routiers. Quant à la qualité de notre accueil qui repose notamment sur une meilleure connaissance des langues étrangères, son amélioration risque d'être plus lente: après tout, être râleur- comme manifester- fait partie de notre "exotisme" séculaire !  

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 17:41

Le nombre de grévistes est-il plus ou moins élevé en France qu'ailleurs? Comment se fait le décompte et est-il fiable?

Pour la comparaison du taux de conflictualité en Europe, le critère du nombre de journées individuelles non travaillées (JINT) rapporté à la population est utilisé. Il semble toutefois que le périmètre examiné selon les sources (avec ou sans la fonction publique; type d'entreprises examinées;...) aboutit à des chiffres assez différents (la France passe ainsi, d'un tableau à l'autre, du peloton de tête des pays grévistes à moins que la moyenne européenne ). Vous trouverez une excellente analyse de ces différentes sources sur le site  Ecopublix .

Le décompte du nombre de grévistes est lui aussi un sujet de réflexion de fond par son enjeu politique et social. C'est pour cela qu'il est pertinent de présenter ci-dessous l'analyse de la remontée des résultats d'une grève, en l'occurrence celle du 1er décembre 2008 à l'ANPE. Nul doute que la grève du jeudi 19 mars 2009, qui concerne un nombre très important d'entreprises, fera l'objet de multiples interprétations puisque rien n'est déjà simple quand il s'agit d'une seule entreprise !
 

Le 1er décembre 2008, une grève a eu lieu à l'ANPE. Le motif est salarial . L'ANPE fusionne avec l'ASSEDIC le 1er janvier 2009 et les conseillers de l'ANPE vont travailler avec un salaire inférieur à leurs homologues ASSEDIC. De plus, leur charge de travail est accrue par de nouveaux services à délivrer dans la nouvelle institution fusionnée qui porte désormais le nom de Pôle emploi: le conseil à l'emploi par téléphone proposé au public appelant le 3949 et le traitement de l'indemnisation par ces mêmes conseillers permettant  aux demandeurs d'emploi  d'avoir un référent unique.

Les agents ANPE se mobilisent fortement le 1er décembre. Selon la Direction, 48% des conseillers sont en grève alors que l'estimation syndicale est dans une fourchette de 60% à 70% !

Comment expliquer une telle différence que l'on retrouve d'ailleurs lors de nombreux conflits sociaux ?

Tout d'abord, par la rapidité exigée de l'information du nombre de grévistes. Dès l'ouverture des agences ANPE, il est demandé aux managers de faire remonter leurs estimations du nombre de grévistes. Or, un agent peut être comptabilisé comme gréviste alors même qu'il va prévenir son responsable 10 minutes plus tard de son arrêt maladie. De même, un agent prévu en formation peut être gréviste sans que son manager en soit informé immédiatement  et est donc compté comme non gréviste.  

C'est sur la foi de ces remontées que l'estimation du nombre de grévistes est donnée en fin de matinée. Le nombre exact de grévistes n'est en fait connu que le lendemain. Mais il est déjà trop tard car, Direction et syndicats se sont déjà emparés des chiffres de la veille soit pour minimiser l'événement, soit pour en obtenir le bénéfice maximum voire la reconduite de la grève.

L'ANPE compte "seulement" 30 000 salariés. Imaginez les erreurs possibles lors d'une grève à l'Education Nationale !  

Ensuite, qui est comptabilisé comme gréviste? Les syndicats évoquent une estimation supérieure arguant que les CDD, peu grévistes par peur du non renouvellement de leur contrat, ne doivent pas être comptabilisés. Or, il est demandé aux managers de ne faire remonter que le nombre de grévistes en CDI. On peut donc supposer que l'estimation de la Direction est la plus proche de la réalité puisqu'elle compare le nombre de CDI grévistes au nombre de CDI qui auraient dû être à leur poste ce jour là (hors agents en maladie, congé, temps partiel). Mais comme la Direction ne précise pas comment son calcul est fait, le doute subsiste et contribue au différentiel.

Enfin, les syndicats expliquent que les nouveaux agents en CDI et en période d'essai ne font pas grève par peur de ne pas être titularisés. Si les syndicats ne les comptent pas comme agent cela augmente mécaniquement le pourcentage de grévistes. On dérive alors sur une segmentation subjective du personnel qui produit des chiffres faux. D'ailleurs, à ce jeu , la Direction pourrait aussi conclure que certains agents ne feraient pas "naturellement" grève mais, ne voulant pas se désolidariser de leurs collègues ou subissant des pressions, préfèrent finalement ne pas aller travailler

Nous voyons là mieux le dilemme du décompte et du pourcentage de grévistes dans une entreprise. Pourtant, avec une demi-journée de plus, les chiffres donnés seraient exacts. Et, en amont, il suffirait que syndicats et Direction se réunissent et s'entendent sur qui est et n'est pas comptabilisé.

Un voeu pieux au regard de la défiance mutuelle entre des syndicats qui se doivent de hausser le ton très vite pour cacher leur faiblesses  (7% des salariés français sont syndiqués et seulement 5% dans le secteur privé) et des Directions souvent coupées du terrain et utilisant à outrance le management par objectif  sans forcément de cohérence ?

Ce serait sans doute l'une des solutions pour arrêter, lors de chaque grève, le scénario décrit. Peut-être l'exemple repoussoir des comptages, recomptages, estimations et contre-estimations de l'élection de la  secrétaire générale du P.S. pourrait  être le déclencheur d'une réflexion sur l'objectivation des conflits sociaux ? 

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /2009 21:15

En France, sur 35 millions de foyers fiscaux, 16 millions sont non imposables et 19 millions imposables soit 53,6%. Vous trouverez dans le lien ci-après le tableau 2007 des revenus fiscaux par tranche qui permet à chacun de se situer et d'avoir une vue objectivée des revenus des Français (source: Trésor public).

Grâce à cette même source, vous pourrez découvrir les revenus dans une région, un département ou une ville comme l'exemple de Paris avec 1,4 million de foyers fiscaux et 920 000  imposables soit 64%.   


En affinant encore, vous découvrirez que le pourcentage le plus élevé de foyers imposables se situe dans le 7ème arrondissement de la capitale (74%) et le plus faible dans le 19ème arrondissement (53%). 

Ces données permettent aussi d'alimenter la réflexion sur la mixité sociale (voir l'article du 4 mars 2009 intitulé "La mixité sociale: jusqu'où ?" sur le site infodifferente.com) qui, on le voit à la lecture de ces chiffres, est déjà une réalité  quel que soit le lieu et au-delà du pourcentage de logements sociaux.

Bref, le mélange des classes sociales n'a pas attendu les économistes et sociologues pour se faire, même si les proportions varient. Nous voyons alors à la fois l'intérêt d'un quota de logements sociaux par lieux de vie et, dans le même temps, ses limites par l'impossibilité de parvenir à répondre aux besoins, du fait d'un pourcentage d'habitants potentiellement éligibles encore plus énorme si l'on ajoute les premères tranches de revenus. Surtout, la mixité sociale semble se dérouler harmonieusement sur beaucoup de territoires sans concentration forte de logements sociaux et moins bien là où un choix contraire a été fait... 

Comprendre ce qui fait la réussite ou l'échec de la mixité selon les lieux, mesurer les risques et les avantages d'une forte concentration de logements sociaux ou au contraire d'une mixité plus diffuse qui est déjà une réalité sur l'ensemble du territoire, sont peut-être les clefs d'un "vouloir vivre ensemble" réussi. Sur un tel sujet, la réflexion politique doit l'emporter sur les slogans au risque sinon d'un diagnostic erroné et de décisions  vouées à l'échec.

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus