Vendredi 13 mars 2009
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En 2008, la France a accueilli 114 milliards de dollars d'investissements directs étrangers soit la seconde place au monde derrière les Etats-Unis.
Les investisseurs étrangers ont créés 32 000 emplois sur le sol français cette même année.
Grâce au 22 510 entreprises étrangères installées en France 2,8 millions de Français travaillent .
(source: Ministère de l'économie).
Malgré une actualité qui privilégie les fermetures dramatiques d'usines, des emplois sont créés quotidiennement en France notamment par des entreprises étrangères. Ce constat nous renvoie aux
débats récurrents, notamment lors des élections européennes, sur la peur des délocalisations (voir aussi l'article "L'Europe c'est la paix" du 9 février 2009 sur le site
infodifferente.com) alors même que plus d'emplois sont créés en France par des entreprises étrangères que délocalisés hors de France.
Enfin, il est à remarquer que sur les 500 premières entreprises mondiales (par le chiffre d'affaires), 39 sont françaises, 37 allemandes et 34 anglaises.
Par Frédéric
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Mercredi 11 mars 2009
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21:19
L'éclatement de la bulle football, après celle de l'immobilier, est elle arrivée ? Un modèle économique basé sur l'endettement à outrance, une masse salariale délirante et fiscalement hors du
droit commun et des acheteurs de clubs milliardaires fortement affaiblis par la crise est-il encore tenable ?
Selon l'étude récente "Football professionnel: finances et perspectives" d'Ineum consulting et Euromed
Marseille, la situation est pour le moment florissante.
Mais l'on peut légitimement se poser la question de la pérennisation d'un tel système, tant économiquement que moralement. En effet, les citoyens de certains pays vont ils accepter encore
longtemps les dérogations fiscales accordées aux footballeurs ? La "mercenairisation" de joueurs sans identité locale et chasseurs de primes séduira-t-elle toujours les consommateurs supporters
et téléspectateurs ?
Elle est bien loin l'époque des footballeurs de l'ASSE (Saint-Etienne), stars françaises des années 70, percevant des salaires de cadres supérieurs. La population locale était fière de ses
enfants du pays ayant réussi socialement ou de ces étrangers qui avaient choisi cette équipe et sa couleur verte fétiche.
Sans nostalgie, la question du différentiel de revenus devenu démentiel entre les footballeurs et les supporters peut entraîner une rupture. La question ne se pose certes pas que
dans ce sport, mais la popularité du football l'expose à une réaction d'autant plus violente de supporters prenant un jour conscience du fossé.
Le geste du footballeur peut être magnifique, l'ambiance extraordinaire mais rien ne justifie une telle bulle d'excès.
Le football français n'a pas atteint encore la démesure totale. Les salaires énormes le sont un peu moins qu'en Allemagne, Angleterre, Espagne ou Italie.La fiscalisation française n'est
pas dérogatoire pour ses salariés du sport ce qui entraîne d'ailleurs l'exode des meilleurs joueurs français. Les milliardaires s'offrant un club comme autrefois une danseuse sont donc moins
attirés par le business du football français, ce qui laisse la place à des présidents de clubs, certes fortunés, mais ayant encore les pieds sur terre et une vraie passion pour ce
sport.
Et puis ne désespérons pas d'une saine réaction des intéressés eux-mêmes, les footballeurs ! Le situation est désormais claire et aucun ne peut plus faire l'autruche. La
possibilité existe pour chacun d'eux de choisir de passer beaucoup de temps sur des bancs de touche dans des "équipes-objets-jouets" de milliardaires comme mercenaires hors de la cité fiscalement
et moralement ; l'autre choix est d'aller dans des pays leur appliquant les mêmes règles fiscales qu'à leurs supporters et dans des clubs générant un véritable enthousiasme.
Alors, l'explosion de la bulle football aura-t-elle lieu ? Cela serait sans doute une très bonne nouvelle pour le devenir et l'identité de ce sport et, accessoirement, la possibilité
pour les clubs français de se retrouver sur un pied d'égalité avec certaines équipes européennes actuellement "monstres de foire" .
Par Frédéric
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Mercredi 4 mars 2009
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21:26
La mixité sociale est un sujet tabou que beaucoup cherchent à éviter, le sachant à risque. Ce concept du mélange heureux de citoyens différents de fortune et de culture
s'est imposé, sans opposition publique argumentée, comme une solution aux tensions sociales.
Le principal reproche avoué est que ses plus ardents défenseurs semblent souvent peu enclins à le pratiquer eux-mêmes (oui pour le loft à Belleville mais pour l'école ce sera
le privé). Au-delà de cet argument de surface, le sujet n'est pas abordé par ceux qui ne sont pas convaincus par les vertus d'une mixité sociale imposée.
La vraie question est en effet de déterminer ses limites afin de ne pas être contre productif et générer rejet et tensions.
Les différences de mode de vie, de pensée, de culture sont des faits incontestables. Penser que la tolérance viendra naturellement du mélange repose sur un pari plus qu'audacieux. Très jeune,
déjà, les comportements humains sont empreints de différences.
Observer les enfants et parents dans un jardin public est révélateur de cette diversité. Les enfants du square Clignancourt (bas Montmartre) y passent souvent la journée entière le samedi et
le dimanche avec un nombre relativement réduit de parents. Le square du haut de l'avenue Junot (haut Montmartre) compte parfois moins d'enfants que de
parents. Ceux-ci surveillent chaque geste de leur enfant de peur de l'accident et il n'est pas rare de voir un père accompagner sa progéniture sur le toboggan au cas où.
Observer la sortie de collèges nous dévoile plus encore ce fossé. Selon les lieux, les comportements des adolescents sont différents et ne semblent pas réductibles d'un coup
de baguette magique.
Oui, des mondes sociaux différents sont à quelques rues de distance et pourtant ne se côtoient pas, se croisent éventuellement.
Il n'y a dans cette réalité aucun jugement de valeur mais juste le constat de la richesse de la diversité humaine. Imposer la mixité sociale ne peut "pas prendre" naturellement du fait
du fossé de différences. Le rapprochement demande du temps et surtout une volonté réciproque. Un enfant ne sera peut-être pas particulièrement heureux d'être dans un quartier où les autres
enfants vont au ski sauf lui. A l'inverse, un autre enfant ne se sentira pas forcément heureux de vivre dans un quartier ou personne ne lit sauf lui-même.
Nous voyons mieux ainsi la complexité du sujet. Atténuer la fracture sociale ne peut se réduire à des slogans ou quotas. La volonté de chacun est primordiale: un vouloir vivre
ensemble qui existe déjà dans de nombreux lieux (entreprises; clubs; quartiers; écoles) et un respect des différences sans dogmatisme.
Par Frédéric
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Vendredi 20 février 2009
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15:18
De quoi parlent les médias quand elles relatent une grève ? A qui s'adressent les directions d'entreprises, les pouvoirs publics, quand ils négocient avec des grévistes ? Les conflits
sociaux posent-ils la bonne question permettant de rechercher la réponse adaptée ?
Comme s'il allait de soi que les manifestants ou grévistes soulèvent la bonne ou la mauvaise question, selon l'opinion de chacun, et comme s'il allait de soi que les non grévistes
délèguent aux grévistes le droit de les représenter.
Or, si un conflit est réglé suite à négociation mais que le problème soulevé et donc la réponse apportée ne sont pas adaptés, il y a de forts risques d'une répétition de ce même
conflit.
De plus, que représentent et qui représentent vraiment les grévistes ? Les chiffres sont accessibles, certes avec un léger décalage, si l'on souhaite s'approcher de la réalité (voir l'article
"Grèves en France: chiffres et cas pratique" publié le 28/01/2009 sur infodifferente.com). On s'aperçoit alors que telle entreprise ou administration annoncée en grève par les médias compte
le plus souvent moins d'un salarié sur deux en grève.
Doit-on alors considérer ces minorités grévistes comme une "avant-garde éclairée", les "sachant " qui s'expriment à la place des autres ? Ou y a-t-il un vrai problème d'interprétation et de
communication sur le sujet, les médias préférant recycler à l'infini l'image de quais bondés lors des grèves de 1995 plutôt que d'annoncer, par exemple, que 18% des salariés
de telle entreprise sont en grève, ce qui est certes moins spectaculaire ?
La résistance au changement est une réaction normale et connue dans toute conduite de projet, ce qui ne veut pas dire que tout changement soit un bon changement ! Mais le risque d'une
négociation d'un conflit avec les seuls opposants au changement et non avec l'ensemble des acteurs concernés est la paralysie.
Le véritable progrès dans les relations sociales serait de sortir de l'opposition frontale entre les décideurs et les opposants au changement. Mettre en oeuvre des négociations avec
l'ensemble des salariés ou personnes concernés par le changement proposé nécessite juste d'introduire de nouveaux représentants dans les négociations sociales.
Des représentants de ceux qui ne s'opposent pas et qui forment souvent la majorité silencieuse. Ainsi donc, il sera possible de sortir du conflit bipolaire qui au mieux ne satisfait
encore qu'une minorité (pour faire simple, les patrons ou la minorité gréviste) pour entrer dans une négociation multipolaire permettant de poser et de répondre à la bonne
question.
Cette nouvelle forme de relations sociales est celle de l'avenir et la seule permettant de dénouer les conflits sans en produire d'autres. Elle suppose aussi de sortir du machisme séculaire et du
terrorisme de pensée véhiculé par certaines minorités patronales ou syndicales.
Par Frédéric
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Mardi 17 février 2009
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15:00
Le réveil économique a eu lieu. Le réveil politique est bien loin. On peut même parler d'un sommeil politique profond.
Que dire, en effet, des rodomontades politiques régulières des dirigeants politiques de ce grand pays. Leurs menaces régulières contre les dirigeants qui ne pensent pas comme eux ou qui
donnent leur avis sur les graves événements du Tibet ne sont plus écoutables et acceptables.
Il ne viendrait à l'idée à personne, en France, de brandir des menaces si la Chine se mettait à faire des commentaires sur la situation en Guadeloupe. Il est vrai qu'il n'y a aux Antilles ni
répression féroce, ni emprisonnement des leaders syndicaux, ni censure.
" Il n'y a que la vérité qui fâche" dit-on en France. Cela semble effectivement tout à fait adapté aux réactions des dirigeants politiques chinois.
Certes, les liens économiques sont forts, mais rappelons qu'ils sont nécessaires aussi à la Chine qui comptabilise une dizaine de millions de chômeurs en plus à chaque point de
croissance en moins.
Quel déshonneur pour une si grande civilisation qui a tant apporté au monde, d'accepter des dirigeants à l'esprit si petit. Ceux-ci représentent-ils le peuple chinois ? Ils n'ont pas été élus et
semblent encore dans un bien grand sommeil. C'est finalement une bonne nouvelle pour nos relations avec les Chinois qui sont décidément bien en avance sur leurs dirigeants.
Par Frédéric
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