Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 21:09

Il est une activité dont la représentation pour un novice est malaisée: le management.

L'image d'Epinal, celle de nos grands-mères ou de l'étudiant rêvant de la City (enfin, avant la crise) oscille entre de Funès (costume; cigare; secrétaires; argent; pouvoir; ordres parfaitement exécutés;...) et un film des années 80 sur les golden boys (le côté maître du monde en plus, le trader solitaire au 100ème étage). Bref, il ne s'agit pas de managers mais d'une représentation virtuelle et fantasmée de la réussite. 

La réalité est différente. La plupart des managers sont sur le terrain pris dans un faisceau de tâches où le management se fait "dans les trous" c'est à dire à la marge du reste. Réductions budgétaires, informatisation, polycompétence ont changé la donne.

La secrétaire, quand il y en a une, travaille pour plusieurs cadres qui doivent prendre leur tour et le plus souvent faire eux-mêmes. Le management ,c'est à dire la conduite d'une équipe vers l'atteinte d'objectifs,  consiste à convaincre, argumenter et accompagner des salariés sur lesquels les ordres ont peu d'effet .

Quant à l'activité quotidienne du manager, loin des schémas idéaux présentés par les manuels de management, elle consiste à écarter, voire dégager les trop nombreuses sollicitations pour pouvoir trouver les marges de manoeuvre nécessaires à l'activité de management.

Voici quelques exemples vécus ou si peu déformés, la liste étant bien sûr non exhaustive.

- Panne de chauffage : contacter au plus vite le service équipement pour intervention rapide espérée...

- Fuite d'eau sur WC: condamner la porte d'accès et prévenir au plus vite le service équipement pour...

- Pierre semble boire notamment les jours de réunion, ce qui le rend particulièrement véhément. S'entretenir avec lui est nécessaire. Pour le comment s'y prendre pour aborder le sujet, débrouille toi.

- Panne informatique: bla bla bla, service équipement, bla bla bla.

- Arrêt maladie de Laurence et Paul: dans la joie et la bonne humeur il faut les remplacer, modifier le planning de l'équipe et l'annoncer aux intéressés qui seront hautement ravis, n'en doutons pas, de les remplacer.

- Mail qui me demande pourquoi je n'ai pas répondu à un autre mail que je n'ai jamais reçu.

- Mails nombreux à éliminer. Quel besoin ont certains de vouloir prouver qu'ils travaillent en envoyant des mails avec copie à tout le service ?

- Joseph affirme avoir reçu 1 ticket restaurant de moins que prévu. Contact à prévoir avec les ressources humaines. Oh et puis zut ! Il va le faire lui même malgré la procédure qui prévoit que seuls les managers contactent les RH qui n'aiment pas être trop dérangées. Et moi donc...

- Client mécontent à cause d'un service qu'on ne lui a pas rendu. Normal, ce service n'était pas prévu dans le contrat. Mais le client est roi surtout actuellement.

- Anne a oublié de déposer ses congés. Allez ! Soit je refuse mais j'ai besoin d'elle sur mon projet, soit j'accepte et je dois modifier le planning, et ses collègues seront "hautement ravis, n'en doutons pas, de la remplacer". J'accepte ! Même si je devrais lui faire comprendre que c'est exceptionnel.

- Sylvie se plaint que "certains" laissent des produits périmés dans le frigo de la cafétéria. J'irai voir puisque les chères Ressources Humaines nous ont rappelé en séminaire que nous étions responsables...de tout. Je m'imagine déjà en prison en cas de diarrhée collective suite au frigo pas propre. Il faudra aussi que je rajoute l'activité "contrôle de frigo" sur ma fiche de fonction et mon CV ! 

Je m'arrête là pour épargner le lecteur et très conscient de laisser frustrés les managers qui me liront et dont la liste est beaucoup plus longue. Ainsi donc va la vie professionnelle du manager. Je sais que je ne vais pas contribuer à de nouvelles vocations vers cette activité de plus en plus évitée par les cadres. Il faut aimer et c'est mon cas !  Désolé pour l'image d'Epinal.

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 21:08

Mythe aux idées complètement méconnues - qui l'a lu ? - la gloire du Che est avant tout le résultat d'une mort prématurée.

Personne, en effet, ne porte de tee-shirts à l'effigie de Fidel Castro, révolutionnaire qui a "réussi" à prendre le pouvoir. Che Guevara, grâce à un look avantageux est devenu le dernier symbole d'une révolution qui partout a échoué.

Mort trop jeune pour avoir le temps de se transformer en dictateur, le Che est devenu pour certains de nos contemporains  le symbole de la révolution voire de la révolte. Ainsi donc, des milliers de commerçants tirent bénéfice et dividendes - ce qui est un comble pour un révolutionnaire - en vendant de nombreux accessoires dont ces tee-shirts portés dans les cours de lycée comme dans les concerts ou manifestations.

Drôle de destin post-mortem d'un révolutionnaire transformé en machine à cash !

La réédition d'une telle situation semble improbable et le Che n'a aucun concurrent politique en mesure de rivaliser. Un temps l'on a pu penser que Barack Obama, au look adéquat, pourrait rivaliser : même configuration d'image favorable; mêmes fans ne l'ayant pas lu -  voir l'article du 20 janvier 2009 sur infodifferente.com intitulé "Décryptage du discours d'investiture d'Obama" -. Mais l'arrivée au pouvoir de Barack Obama va classiquement le faire descendre de son piédestal d'icône de la diversité a son statut de Président ne pouvant satisfaire tout le monde.

Et puis, Obama a déjà dit que: "La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. "  lors de son discours d'investiture ce qui devrait rapidement s'ébruiter...même chez les plus inconditionnels admirateurs de ses pectoraux ayant déjà investi dans un tee-shirt Obama. Le filon commercial Obama ne peut donc concurrencer la vache à lait commerciale Guevara.

Sans compter le "Yes we can", somme toute très libéral, vantant la capacité humaine à faire et non, credo fort du révolutionnaire, la capacité de l'Etat à faire. Mais je ne veux plus longtemps contribuer au déclin annoncé du produit Obama...

Le Che, sans concurrent à la hauteur, a donc toutes les chances de conserver longtemps encore sa première place sur le podium des révolutionnaires les plus vendus.

Ouf ! Voici au moins une marque à l'abri de la crise !   

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 21:25

A quelques semaines des élections européennes, nous pouvons craindre que les débats sur le sujet occultent l'essentiel : l'extraordinaire atout , opportunité, avantage pour notre continent d'être rassemblé dans l' Europe.

Bien sûr , l'organisation européenne est imparfaite comme toute organisation humaine et le principal reproche , certes d'envergure , est sur sa capacité d'action.

Quant à la critique facile de la bureaucratie européenne , elle émane souvent de représentants de pays ou de partis politiques eux-mêmes très bureaucratiques . Bref, c'est la paille que l'on voit dans l'oeil de l'Europe en négligeant la poutre qui est dans notre propre oeil...

N'oublions pas l'essentiel: la paix . 

La paix , tant elle nous semble une évidence . Faut-il que notre notre mémoire soit à ce point sélective pour avoir oublié... En lisant "Les Bienveillantes" de Jonathan Littel , en écoutant le magnifique chanson  "C'était un homme" des Rita Mitsouko  (album "Cool frénésie") rappelons nous sans passéisme que l'Europe fut souvent champ de ruine et d'horreur .

La haine alors : l' Allemand c'était le boche , l'Italien , le rital,...

Les dictatures nées en Europe s'illustraient par une surenchère d'invasions et de morts .

Et bien sûr , la chasse aux boucs émissaires : juifs , protestants,...

Puis il y eut la paix . Une paix fragile , récente au regard de siècles de guerre et pourtant si vite négligée . Ce miracle bien humain issu de volontés fortes pour dire : "ça suffit", et "construisons ensemble". L' Europe s'est alors rassemblée , étendue , ouverte aux échanges . C'est sur ce nouveau terreau qu' ont grandi les dernières générations alors même que leurs parents se souviennent des restrictions de leur enfance .

Faut-il préciser que je n'ai pas connu ces restrictions étant né bien plus tard ? Il n'empêche , je suis sidéré par cette part de mémoire délaissée , abandonnée au profit de critiques souvent insignifiantes de l'Europe telle qu'elle est . 

L'Europe des marchands , certes et tant mieux , mais aussi de la culture , de l'entraide entre pays , de la circulation des personnes et puis de la paix . Faisons bien attention de ne jamais considérer comme définitivement acquis ce qui est  contraire à la nature hélas belliqueuse de l'humain.

Ne négligeons pas la paix !
 

Par Frédéric - Communauté : Politique française
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 21:08

Nous poursuivons en février notre découverte des produits fabriqués en France.

Tout d'abord je vous propose les chocolat de Neuville, car il n'y a pas de raison de ne pas se faire plaisir. Vous trouverez de surcroît, sur le site de Neuville, l'histoire du chocolat  et son lexique (cacaoyer; cabosse;...). Bref de quoi passer un très agréable moment.

Poursuivons par le confort du pied ô combien important. J'ai retenu pour vous le chausseur Méphisto idéal pour l'agrément du pied à tout moment de la journée et en toutes circonstances (promenades; travail;...) Méphisto a été créée en 1965 en Lorraine.

Rêvons maintenant un peu, même si ce ne devait être que pour le plaisir des yeux: Lalique sculpteur de cristal créé en 1921 par le bijoutier René Lalique.

Enfin, pour tous ceux qui souhaitent déguster de bons produits laitiers de fabrication biologique, vous trouverez dans tous les supermarchés et pas seulement dans les boutiques de produits biologiques, la marque Vrai aux saveurs délicieuses. Goûtez donc, par exemple, le yaourt Vrai au lait de brebis à la châtaigne et vous m'en direz des nouvelles ! 

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 21:25

Défendre la bourse relève de l'inconscience. En effet, en 2009, la bourse  est plus encore qu'auparavant considérée comme la mère de tous les maux de la planète. Remarquons toutefois qu'il y a un léger progrès au regard des précédents épouvantails de la décennie: je pense à l'Europe ou encore à M. Bolkenstein - la directive...- dont le nom a subi les plus odieuses déformations et sa personne un traitement ignominieux.

Chaque époque aurait donc besoin de ses repoussoirs-défouloirs un peu comme la peur enfantine du loup. C'est triste ou comique mais c'est ainsi !

La bourse, donc, et ses terribles dividendes ! La bourse est le lieu où les entreprises viennent lever des fonds afin de se développer, investir et créer des emplois. Les banques ne peuvent seules répondre aux besoins des entreprises, notamment dans la période actuelle, du fait des capitaux nécessaires et de la prise de risque inhérente. Les particuliers ou investisseurs souhaitant participer au développement de ces entreprises achètent donc des parts d'entreprises que l'on appelle actions. Le cours des actions varie selon les résultats des entreprises et l'état de l'économie c'est à dire des débouchées des entreprises. Une fois l'an, un dividende par action est éventuellement versé aux actionnaires et correspond à la rémunération du risque pris et de l'argent prêté aux entreprises ( comme la rémunération annuelle du livret A ! ).

Factuellement, il s'agit donc d'un processus classique de rémunération de placement. Et parmi les actionnaires, vous avez ceux qui ont beaucoup d'actions et ceux qui en ont peu (comme pour les livrets d'épargne, l'assurance-vie,...). La principale différence avec les placements "classiques", c'est la grande variation des cours dûe aux échanges quotidiens d'actions à la bourse puisque, naturellement, les investisseurs préfèrent acheter des parts d'une entreprise en bonne santé.

Le système boursier a ses défauts: volatilité des cours, jeux de spéculations, concurrence entre la rémunération du capital - les dividendes- et des salariés. Mais sa réactivité aux besoins, le montant des capitaux pouvant être réuni très rapidement permettent aux entreprises un développement sans commune mesure à ce que pourrait offrir les banques à sa place. Comparons le niveau de vie des pays possédant une bourse performante et une bourse faible ou inexistante et nous trouverons le calque des pays développés et celui des pays à développement "lointain".

Alors s'il faut un bouc émissaire en 2009 ce sera bien sûr la bourse. Mais un soupçon d'objectivité et un brin de curiosité permettra à chacun de se faire une opinion fondée, sans tomber dans la répétition "panurgique".  

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
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