Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 21:25

Défendre la bourse relève de l'inconscience. En effet, en 2009, la bourse  est plus encore qu'auparavant considérée comme la mère de tous les maux de la planète. Remarquons toutefois qu'il y a un léger progrès au regard des précédents épouvantails de la décennie: je pense à l'Europe ou encore à M. Bolkenstein - la directive...- dont le nom a subi les plus odieuses déformations et sa personne un traitement ignominieux.

Chaque époque aurait donc besoin de ses repoussoirs-défouloirs un peu comme la peur enfantine du loup. C'est triste ou comique mais c'est ainsi !

La bourse, donc, et ses terribles dividendes ! La bourse est le lieu où les entreprises viennent lever des fonds afin de se développer, investir et créer des emplois. Les banques ne peuvent seules répondre aux besoins des entreprises, notamment dans la période actuelle, du fait des capitaux nécessaires et de la prise de risque inhérente. Les particuliers ou investisseurs souhaitant participer au développement de ces entreprises achètent donc des parts d'entreprises que l'on appelle actions. Le cours des actions varie selon les résultats des entreprises et l'état de l'économie c'est à dire des débouchées des entreprises. Une fois l'an, un dividende par action est éventuellement versé aux actionnaires et correspond à la rémunération du risque pris et de l'argent prêté aux entreprises ( comme la rémunération annuelle du livret A ! ).

Factuellement, il s'agit donc d'un processus classique de rémunération de placement. Et parmi les actionnaires, vous avez ceux qui ont beaucoup d'actions et ceux qui en ont peu (comme pour les livrets d'épargne, l'assurance-vie,...). La principale différence avec les placements "classiques", c'est la grande variation des cours dûe aux échanges quotidiens d'actions à la bourse puisque, naturellement, les investisseurs préfèrent acheter des parts d'une entreprise en bonne santé.

Le système boursier a ses défauts: volatilité des cours, jeux de spéculations, concurrence entre la rémunération du capital - les dividendes- et des salariés. Mais sa réactivité aux besoins, le montant des capitaux pouvant être réuni très rapidement permettent aux entreprises un développement sans commune mesure à ce que pourrait offrir les banques à sa place. Comparons le niveau de vie des pays possédant une bourse performante et une bourse faible ou inexistante et nous trouverons le calque des pays développés et celui des pays à développement "lointain".

Alors s'il faut un bouc émissaire en 2009 ce sera bien sûr la bourse. Mais un soupçon d'objectivité et un brin de curiosité permettra à chacun de se faire une opinion fondée, sans tomber dans la répétition "panurgique".  

Par Frédéric - Communauté : Economie et société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus