Mythe aux idées complètement méconnues - qui l'a lu ? - la gloire du Che est avant tout le résultat d'une mort prématurée.
Personne, en effet, ne porte de tee-shirts à l'effigie de Fidel Castro, révolutionnaire qui a "réussi" à prendre le pouvoir. Che Guevara, grâce à un look avantageux est devenu le dernier symbole
d'une révolution qui partout a échoué.
Mort trop jeune pour avoir le temps de se transformer en dictateur, le Che est devenu pour certains de nos contemporains le symbole de la révolution voire de la révolte.
Ainsi donc, des milliers de commerçants tirent bénéfice et dividendes - ce qui est un comble pour un révolutionnaire - en vendant de nombreux accessoires dont ces tee-shirts portés dans les cours
de lycée comme dans les concerts ou manifestations.
Drôle de destin post-mortem d'un révolutionnaire transformé en machine à cash !
La réédition d'une telle situation semble improbable et le Che n'a aucun concurrent politique en mesure de rivaliser. Un temps l'on a pu penser que Barack Obama, au look adéquat, pourrait
rivaliser : même configuration d'image favorable; mêmes fans ne l'ayant pas lu - voir l'article du 20 janvier 2009 sur infodifferente.com intitulé "Décryptage du discours d'investiture
d'Obama" -. Mais l'arrivée au pouvoir de Barack Obama va classiquement le faire descendre de son piédestal d'icône de la diversité a son statut de Président ne pouvant satisfaire tout le
monde.
Et puis, Obama a déjà dit que: "La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est
sans égale. " lors de son discours d'investiture ce qui devrait rapidement s'ébruiter...même chez les plus inconditionnels admirateurs de ses pectoraux ayant déjà investi dans un
tee-shirt Obama. Le filon commercial Obama ne peut donc concurrencer la vache à lait commerciale Guevara.
Sans compter le "Yes we can", somme toute très libéral, vantant la capacité humaine à faire et non, credo fort du révolutionnaire, la capacité de l'Etat à faire. Mais je ne veux plus longtemps
contribuer au déclin annoncé du produit Obama...
Le Che, sans concurrent à la hauteur, a donc toutes les chances de conserver longtemps encore sa première place sur le podium des révolutionnaires les plus vendus.
Ouf ! Voici au moins une marque à l'abri de la crise !