Au-delà des résultats désormais connus des élections européennes du 7 juin 2009, quels enseignements peut-on retirer de la campagne électorale menée par les 4 premières listes et de ses
conséquences ?
La clarté et la cohérence ont été primordiaux dans l'échec ou la réussite.
L' UMP a développé un message simple autour de la présidence française de l'Europe de juin à décembre 2008 et de la nécessité d'un leadership européen affirmé. "Voilà ce que le Président
a fait" pendant ces 6 mois et "voilà ses résultats". Bref, la campagne de l'UMP s'est appuyée sur une expérience proche et réussie. Une démarche de type marketing avec peu
d'idéologie apparente, un leader et une communication sur les résultats positifs obtenus.
Europe-Ecologie a réussi un radical changement de culture sous la houlette de Daniel Cohn-Bendit. Loin des campagnes précédentes de Dominique Voynet aux forts accents sociaux peu
incitatifs pour l'électorat de gauche, préférant voter directement à gauche, repoussant pour l'électorat du centre et de droite, Europe-Ecologie a choisi 2 axes simples et logiques: l'Europe
et ...l'écologie. Il n'est que d'entendre la transformation du discours de José Bové pour mesurer le chemin accompli et le changement de stratégie.
Pas sûr, donc, que les électeurs d'Europe-Ecologie ne soient que de gauche et le risque de rechute est clairement annoncé si Cohn-Bendit reprenait la partition sociale de Voynet.
Le PS et le MODEM ont fait le choix de la stratégie anti-Sarkozy. Si l'on considére aujourd'hui que ce fut une erreur, cela n'était pas forcément prévisible avant le 7 juin. Mais le
PS a oublié de tenir compte de l'abstention et le MODEM a donné le sentiment de se tromper d'élection.
Finalement, la bonne nouvelle de ces élections est la maturité politique des Français qui ont bien compris l'objectif européen de cette élection et ont sanctionné les
formations parlant d'autre chose.