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    <title><![CDATA[infodifferente.com]]></title>
    <link>http://www.infodifferente.com/</link>
    <description>Un regard différent sur l'actualité. Réfléchir loin du spectaculaire.  </description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Fri, 02 Oct 2009 14:52:43 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2009 14:52:43 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La déprime est-elle à la mode ?]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-36595913.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Volontairement provocateur, ce titre ne vise évidemment pas l'actualité des malheureux suicides au travail&nbsp;qui n'ont rien à voir avec une déprime.<br>
    <br>
    Plus légèrement, il s'agit plutôt d'aborder la forte tendance à se plaindre voire à se complaire dans un "mal de vivre" devenu mode de vie au travail comme en privé.<br>
    <br>
    La capacité de certains humains à rechercher dans chaque acte de la vie ce qui ne va pas et à le monter en épingle est étonnante. La faculté de regarder uniquement le verre à moitié vide, à
    chercher le cas particulier pour démontrer&nbsp;que rien n'est possible, à supposer une stratégie néfaste derrière le plus anodin, semble mobiliser à temps plein&nbsp;un grand nombre
    d'esprits.<br>
    <br>
    Les causes de ce comportement sont difficiles à détecter. La peur d'être jalousé et d'avoir des problèmes si l'on exprime son bonheur ? Une influence musicale&nbsp;trop prégnante puisqu'il est
    plus aisé pour un artiste d'exprimer la douleur que son contraire ? Une réaction d'enfant gâté ne se rendant plus compte de sa chance de vivre sous nos cieux ?&nbsp;Uneprescription médicale
    outrancière d'anti-dépresseurs n'encourageant pas à chercher soi-même des solutions ?<br>
    <br>
    "Comment vas-tu ?" est&nbsp;ainsi devenue la&nbsp;question à ne surtout pas poser&nbsp;afin d'éviter&nbsp;une litanie de&nbsp;geignements presque toujours dérisoires.<br>
    <br>
    Aurions-nous oublié&nbsp;ce qui est &nbsp;le contraire de&nbsp;cette vie dont on se plaint tant ? La vie est pourtant un privilège à durée déterminée qu'il convient d'apprécier tant que faire se
    peut. Après elle, nous aurons beaucoup de temps pour&nbsp;déprimer...&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 27 Sep 2009 21:34:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-36595913.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-36595913-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Deauville ou Trouville: snob ou beauf ?]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-36357240.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    A deux heures de Paris, selon que vous preniez à gauche ou à droite devant la gare, vous êtes à Deauville ou à Trouville.&nbsp;Cette dernière est un ancien&nbsp;village de pêcheurs toujours en
    activité aux maisons serrées, aux rues escarpées.&nbsp;En face, Deauville est la ville "nouvelle" bâtie sur des marais au XIXème siècle par le duc de Morny qui voulait en faire un petit New-York.
    Rues parallèles aux larges trottoirs, deux hippodromes et un centre-ville aux magasins branchés ou de luxe.<br>
    <br>
    Résidences secondaires de nombreux parisiens, ces deux villes de&nbsp;même taille véhiculent pourtant une image inverse. Selon certains, Deauville serait la snob, la ville des parvenus ou au
    contraire une ville propre, vivante et agréable en famille. Trouville, pour d'autres ou les mêmes, est la ville ouverte, populaire, authentique quand certains y voient plutôt un lieu de vacances
    de beaufs en tongs et torse nu.<br>
    <br>
    En fait,&nbsp;il y a du vrai dans ces différentes visions. Le centre-ville de Deauville est un lieu de frime le week-end. Mais il suffit de&nbsp;le contourner à pied pour se retrouver enchanté
    par une promenade agréable entre de belles villas jusqu'à une magnifique et gigantesque plage.Vous n'y serez jamais serrés comme une sardine au bord de la Méditerranée ! Quant à Trouville, si ses
    bords de mer ressemblent parfois à un gigantesque espace d'animation Hollywood&nbsp;chewing-gum, vous serez charmés par son marché&nbsp;aux poissons et les beaux paysages depuis ses hauteurs.<br>
    <br>
    Finalement, le snobisme ou le beaufisme&nbsp;sont plus une&nbsp;représentation qu'une réalité de ces deux villes. Avec un peu d'objectivité, chacun peut constater que pour la plage, mieux vaut
    Deauville, pour le marché ce sera Trouville comme pour les commerces "normaux". Pour la promenade en famille Deauville recèle de nombreux trésors. Ou peut-être penserez-vous le contraire selon
    vos goûts mais toutes les deux complémentaires, Trouville et Deauville sont indissociables et chacun peut y picorer de très bon moments selon son humeur.<br>
    <br>
    Alors, fi des préjugés par méconnaissance ou "panurgisme". Après tout, laissons à Antoine de Caunes le snobisme de ne jurer que par Trouville depuis sa villa des hauteurs et laissons
    croire&nbsp;aux jeunes minet/tes&nbsp;circulant en décapotable dans le centre de Deauville qu'ils sont regardés avec envie.<br>
    <br>
    Profitons pleinement de ces deux villes si agréables pour qui sait voir sans avoir besoin de se faire voir...&nbsp;<br>
    <br>
    Bon séjour !
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 21 Sep 2009 21:32:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-36357240.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-36357240-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Nombre de millionnaires par pays en 2008]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-35558427.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Par pays en 2008, le nombre de particuliers millionnaires disposant d'un patrimoine financier de plus d'un million de dollars hors résidence principale et biens de consommation est de:<br>
    <br>
    1 250 000 particuliers pour les Etats-Unis<br>
    1 366 000 pour le Japon<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 810&nbsp;000 pour l'Allemagne<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 364&nbsp;000 pour la Chine<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 362 000 pour le Royaume-Uni<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 346 000 pour la France<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 213 000 pour le Canada<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 185 000&nbsp;pour la Suisse<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 164 000 pour l'Italie<br>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp; 131 000 pour le Brésil<br>
    <br>
    Source: <a href="http://www.fr.capgemini.com/m/fr/n/pdf_World_Wealth_Report_2009_-_g__n__ral.pdf">Capgemini</a> et <a href=
    "http://www.forbes.com/2009/06/25/rich-net-worth-lifestyle-real-estate-forbes-wealthy_slide.html?partner=lefigaro">Forbes&nbsp;</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Sep 2009 21:44:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-35558427.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-35558427-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Statistiques de l'ISF 2008]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-35461258.html</link>        <description><![CDATA[Plusieurs médias viennent d'annoncer que&nbsp;c'est&nbsp;le 7ème arrondissement de Paris&nbsp;qui a le plus grand nombre d'assujettis à l'ISF en 2008. Il s'agit d'une erreur de lecture des
  statistiques&nbsp;communiquées par les Impôts.<br>
  <br>
  Les&nbsp;3 premières communes par le nombre de redevables&nbsp;à l'ISF sont:<br>
  Paris 16 (18 850); Paris 15 (9 797); Paris 17&nbsp;(8 168).<br>
  <br>
  Les 3 premières communes pour le patrimoine moyen des assujettis à l'ISF sont:<br>
  Paris 7 (3 578 444 €); Croix (dans le département du Nord: 3 448 616 € pour 415 assujettis); Neuilly-sur-Seine&nbsp;(3 376 636 €).<br>
  <br>
  Les 3 premières communes pour l'impôt moyen payé par les assujettis à l'ISF sont:<br>
  Paris 7 (25 016 €); Neuilly-sur-Seine (24 708 €); Croix (22 534 €).<br>
  <br>
  <br>
  Source: <a href="http://www.impots.gouv.fr/portal/dgi/public/documentation.impot;jsessionid=ZN0Y0CBPSNGVPQFIEMQSFE4AVARW4IV1?espId=-1&amp;pageId=doc_stat_donnees_detaillees&amp;sfid=4503">Ministère
  du Budget</a>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Aug 2009 22:30:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-35461258.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-35461258-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Loin de la place Saint-Marc: un autre Venise]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-35390294.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Voici comment nous avons apprécié pleinement Venise. Il y a en effet différentes manières de&nbsp;découvrir une ville:&nbsp;la visite touristique&nbsp;qui peut se faire en 1 journée&nbsp;ou
    bien&nbsp;prendre&nbsp;le temps&nbsp;de la découverte. Ce second choix fut le notre.<br>
    <br>
    Après un pittoresque voyage de nuit en lits couchettes (à faire absolument si vous avez des enfants entre 7 et 12 ans pour qui ce sera déjà l'aventure) dans un compartiment&nbsp;que vous pouvez
    réserver pour votre famille, nous sommes arrivés à Venise à 9 heures.<br>
    <br>
    Nous rejoignons notre hôtel où nous coupons la climatisation de notre chambre transformée en frigo. Première promenade peu enchanteresse&nbsp;sur la Lista di Spagna - à proximité de la gare Santa
    Lucia - avec ses nombreux touristes. Peu exaltant mais l'occasion de se défouler après&nbsp;12 heures de train.<br>
    <br>
    Le lendemain, nous décidons de nous attaquer au plat de résistance: la place Saint-Marc. En une journée, nous&nbsp;sommes montés au sommet du campanile qui offre une vue superbe sur Venise
    et&nbsp; nous&nbsp; réveille de son carillon puissant, nous visitons la basilique Saint-Marc et ses mosaïques exceptionnelles, le Palais des Doges&nbsp;dont les enfants apprécieront les
    cachots.<br>
    <br>
    Une journée harassante mais qui nous permet de nous "débarrasser" des&nbsp;incontournables. Bien sûr, nous admirons l'architecture de la place Saint-Marc mais notre enthousiasme est mesuré à la
    vue de nos pairs touristes dont certains semblent n'avoir jamais vu&nbsp;de pigeons...<br>
    <br>
    C'est ensuite que le plaisir de ce séjour commence véritablement. Entrecoupé de quelques visites bien agréables (la maison goldoni; le palais Ca Rezzonico) et d'un tour&nbsp;de gondole
    sympathique&nbsp;(mais bon...80 euros pour un tour de "pirogue" amélioré&nbsp;et un gondolier pendu à son portable...), nous sommes partis&nbsp;à la découverte.<br>
    <br>
    Il suffit en effet de s'écarter un peu pour ne&nbsp;rencontrer que peu de touristes et se promener agréablement dans de petites rues bien entretenues, le long de canaux&nbsp;jusqu'au petit pont
    suivant&nbsp;. Déjeuner à l'ombre devient alors un plaisir&nbsp;en l'absence&nbsp;totale de voitures. La fusion de l'eau et de la terre&nbsp; fascine et l'activité humaine, même la
    plus&nbsp;banale ailleurs,&nbsp;est marquée ici du&nbsp;particularisme de Venise: une fourmilière humaine sur l'eau avec ses taxis, ambulances,police,&nbsp;transports, ramassages de
    poubelles,...<br>
    <br>
    Un plan suffit pour de réjouissantes promenades, des pauses dans les jardins publics et au bout d'une ruelle la mer qui vous ravit. C'est ainsi que de retour de vos vacances, vous repenserez à
    Venise&nbsp; encore ébloui par&nbsp;cette&nbsp;exceptionnelle conquête de&nbsp;l'homme sur la mer.<br>
    <br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    &nbsp;<br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 Aug 2009 21:22:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-35390294.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-35390294-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Barack Obama: discours africain au Ghana (11juillet 2009)]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-34338267.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Après avoir diffusé le discours d'investiture du président Obama (voir notamment l'article du 27 mai intitulé "Barack Obama en Normandie" sur <em>infodifferente.com</em>), nous vous proposons
    aujourd'hui l'intégralité du discours&nbsp;du&nbsp;11 juillet 2009 adressé aux Africains et prononcé à Accra au Ghana.<br>
    <br>
    Car rien ne permet une meilleure approche d'une pensée&nbsp;que la lecture et / ou l'écoute; car seul&nbsp;l'effort de compréhension permet de sortir de&nbsp;la culture des petites
    phrases&nbsp;si prégnante dans nos sociétés, ces quelques minutes de lecture consacrées à la démocratie, l'économie, la santé et les conflits vous permettront de&nbsp;comprendre la vision
    africaine d'Obama et de vous faire votre propre opinion.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Discours de Barack Obama devant le parlement Ghanéen à Accra le 11 juillet 2009:<br></strong></span></span><br>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Le président&nbsp;: (Son d’une trompette.) Ça me plaît&nbsp;! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a besoin d’une de ces
    trompettes. J’aime bien le son, cela me rappelle Louis Armstrong.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Bon après-midi à tous. C’est un grand honneur pour moi d’être à Accra et de parler aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très
    reconnaissant de l’accueil que j’ai reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L’histoire ghanéenne est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit
    ma première visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d’Amérique.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais
    remercier le président Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents – Jerry Rawlings, l’ancien président Kufuor – au vice-président, au président de la Cour
    suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me
    suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison&nbsp;: le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera
    non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C’est la simple vérité d’une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut
    accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des
    droits de l’homme pour tous les peuples.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Je ne considère donc pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part&nbsp;; je considère l’Afrique comme une partie
    fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l’avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité
    mutuelle et sur le respect mutuel&nbsp;: c’est ce dont je tiens à vous parler aujourd’hui.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Nous devons partir du principe qu’il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j’ai du sang africain
    dans les veines, et l’histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l’histoire de l’Afrique dans son ensemble.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kénya, et bien qu’il fût un ancien respecté
    dans son village, ses employeurs l’ont appelé «&nbsp;boy&nbsp;» pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kénya, mais il a quand
    même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n’était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l’échange
    inéquitables&nbsp;; c’était quelque chose que l’on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il
    irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l’Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en
    commençant ici au Ghana. Les Africains s’éduquaient et s’affirmaient d’une nouvelle façon. L’histoire était en marche.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Toutefois, malgré les progrès obtenus – et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l’Afrique – nous savons aussi
    que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kénya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement
    distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Dans de nombreux pays, l’espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de
    pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d’autres. Il est vrai qu’une carte coloniale qui n’avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l’Occident a
    souvent traité avec l’Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu’en partenaire. Cependant, l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie zimbabwéenne au
    cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kénya indépendant qui,
    pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d’un trop grand nombre de personnes.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Or, nous savons que ce n’est pas là toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l’Afrique qui est trop souvent
    négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d’une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés
    du pouvoir, même à la suite d’élections très serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle
    de la société civile naissante, l’économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ce progrès ne possède sans doute pas l’aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s’y
    trompe&nbsp;: il sera, en fin de compte, plus significatif. Car de même qu’il est important de se soustraire au contrôle d’une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre
    nation.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C’est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l’Afrique que celle pendant
    laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C’est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de
    grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l’Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce
    seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d’abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie
    au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C’est l’ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C’est le changement qui peut
    déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Quant aux États-Unis et au reste de l’Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l’aune des dollars que nous
    dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l’étranger, ce qui correspond à l’intérêt de l’Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n’est
    pas de savoir si nous sommes une source d’aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un
    changement transformateur.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd’hui, je parlerai tout particulièrement de quatre
    domaines qui sont essentiels pour l’avenir de l’Afrique et de tous les pays en développement&nbsp;: la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des
    conflits.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce
    un verdict clair&nbsp;: les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus
    florissants que ceux qui ne le font pas.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Il ne s’agit pas seulement d’organiser des élections – il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de
    nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses
    dirigeants exploitent l’économie pour s’enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le
    gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi
    du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement
    disparaisse.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès – des parlements puissants et des forces
    de police honnêtes&nbsp;; des juges et des journalistes indépendants&nbsp;; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui
    donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l’autocratie, et ont fait preuve d’un esprit démocratique qui
    permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement – le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés
    lorsque je suis descendu de l’avion en dit long sur le Ghana – et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l’exercice de leur pouvoir contre l’opposition de manière injuste. Nous voyons cet
    esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué
    à faire traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s’élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à
    partir de la base. Nous l’avons vu au Kénya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où plus des
    trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression
    pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d’un citoyen est sacré.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Alors ne vous y trompez pas&nbsp;: l’histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de
    coups d’État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">L’Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la
    démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l’Amérique, en revanche, ce sera d’accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant
    l’accent sur l’appui à la bonne gouvernance&nbsp;: aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition peuvent s’exprimer&nbsp;; à la règle de droit, qui
    garantit l’égalité de tous devant la justice&nbsp;; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique&nbsp;; et à des solutions concrètes à la corruption telles
    que l’expertise comptable, l’automatisation des services, le renforcement des lignes d’appel d’urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la
    responsabilité.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Et cette aide, nous la fournissons. J’ai demandé à mon gouvernement d’accorder davantage d’attention à la corruption dans notre
    rapport sur les droits de l’homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d’obtenir une éducation sans avoir à verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de
    soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que fera l’Amérique.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération – le soutien à un développement qui offre des débouchés aux
    gens.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l’Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité.
    Témoin en est le succès extraordinaire d’Africains dans mon propre pays d’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l’esprit d’entreprise – la question est de
    savoir comment s’assurer qu’ils réussissent ici dans leur pays d’origine. Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d’entreprises spécialisées dans la téléphonie
    portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La
    dépendance vis-à-vis des matières premières – ou d’un seul produit d’exportation – a tendance à concentrer la richesse au sein d’une minorité, laissant la majorité vulnérable à la
    récession.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon
    responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent lorsqu’ils
    investissent dans la société et dans leur infrastructure&nbsp;; lorsqu’ils multiplient les industries d’exportation, se dotent d’une main-d’œuvre qualifiée et font de la place aux petites et
    moyennes entreprises créatrices d’emplois.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l’Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant
    les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour
    eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple
    expédition de biens et services américains vers l’Afrique. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’aide à l’étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus
    nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d’autres pays et gagner de l’argent. Cela, vous
    le pouvez.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Certes, l’Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs
    portes aux biens et services de l’Afrique d’une manière significative. Ce sera d’ailleurs un des engagements de mon gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la
    prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l’amélioration des routes et des réseaux électriques&nbsp;; de programmes de formation qui
    apprendront aux gens comment développer leur entreprise&nbsp;; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre
    propre intérêt – parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s’ensuit que de nouveaux marchés s’ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde
    y gagne.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l’énergie. L’Afrique émet moins
    de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en
    eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous – en particulier le monde développé – le devoir de ralentir ces tendances, en
    réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en
    occasion de progrès.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l’énergie
    tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y&nbsp;: dans l’ensemble de l’Afrique, il existe de l’énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que
    de l’énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l’Afrique du Nord&nbsp;; de la côte de l’Afrique de l’Ouest aux récoltes de l’Afrique du Sud – les dons
    inépuisables que procure la nature à l’Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d’exporter de l’énergie propre et rentable à l’étranger.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Il ne s’agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s’agit de savoir si un jeune doté d’une éducation peut
    trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille&nbsp;; si un agriculteur peut amener ses produits au marché&nbsp;; ou si un homme d’affaires armé d’une bonne idée peut démarrer une
    entreprise. Il s’agit de la dignité du travail. Il s’agit d’une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le
    troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l’amélioration de la santé publique.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l’Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux
    à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu’il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais
    trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d’un accouchement, nous
    savons qu’il reste des progrès à faire.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d’infirmiers africains s’en vont à
    l’étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il
    appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans
    le pays.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ainsi, d’un bout à l’autre de l’Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s’attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens
    et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l’Afrique, nous observons des idées
    novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d’échanges d’informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes
    villes d’aider ceux des petites agglomérations.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d’une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes
    appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu’un enfant meurt à Accra d’une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du
    monde on néglige de s’attaquer à une maladie, nous savons qu’elle peut se propager à travers les océans et d’un continent à l’autre.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C’est pourquoi mon gouvernement s’est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis – 63 milliards de dollars. En
    nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et
    nous travaillerons à éradiquer la polio. Il ne s’agit d’ailleurs pas de s’attaquer aux maladies isolément&nbsp;: nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie
    et de promouvoir le bien-être, en mettant l’accent sur la santé maternelle et infantile.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d’une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non
    pas par la maladie, mais par les êtres humains. C’est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Soyons bien clairs&nbsp;: l’Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d’un continent perpétuellement en guerre. Mais si l’on
    est honnête, pour beaucoup trop d’Africains, le conflit fait partie de la vie&nbsp;; il est aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des ressources. Et il
    est toujours trop facile à des individus sans conscience d’entraîner des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Tous ces conflits pèsent sur l’Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et
    d’ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d’une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIe siècle. La
    diversité de l’Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes&nbsp;: vivre dans la paix et dans
    la sécurité&nbsp;; avoir accès à l’éducation et à la possibilité de réussir&nbsp;; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C’est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre l’inhumanité parmi nous. Il n’est jamais justifiable – jamais justifiable
    – de cibler des innocents au nom d’une idéologie. C’est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C’est une marque suprême de criminalité et de
    lâcheté que de condamner des femmes à l’ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au
    Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">On voit d’ailleurs des Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons contribuer à montrer la voie.
    Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons
    des mesures que prennent des organisations telles que l’Union africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous
    encourageons la vision d’un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s’avère nécessaire.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais
    aussi par des appuis qui renforcent les capacités de l’Afrique. Lorsqu’il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains&nbsp;: ce sont
    des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C’est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l’assistance technique et l’appui logistique,
    et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement&nbsp;: notre Commandement pour l’Afrique ne vise
    pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des États-Unis, de l’Afrique et du reste du monde.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">À Moscou, j’ai parlé de la nécessité d’un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les
    violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider
    ceux qui ont souffert. Mais en fin de compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix
    et de la prospérité.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Comme je l’ai déjà dit, l’avenir de l’Afrique appartient aux Africains. Les peuples d’Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir.
    Dans mon pays, les Afro-Américains – dont un grand nombre d’immigrés récents – réussissent dans tous les secteurs de la société. Cela, nous l’avons accompli en dépit d’un passé difficile et nous
    avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali
    et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le Ghana. Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther
    King est venu ici, à Accra, pour voir amener les couleurs de l’Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet événement précédait la Marche sur Washington et l’aboutissement du mouvement des
    droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d’une nation, et il a répondu&nbsp;: «&nbsp;Cela renforce ma conviction
    que la justice finit toujours par triompher.&nbsp;»<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Aujourd’hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c’est vous qui le devrez le faire. Ici, je m’adresse
    particulièrement aux jeunes, à travers toute l’Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous représentez plus de la moitié de la population.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Et voici ce que vous devez savoir&nbsp;: le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et
    de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles
    connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce
    moment précis, l’histoire est en marche.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du
    temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci&nbsp;: l’Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire&nbsp;; en tant
    qu’amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre
    cœur.<br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ghana, la liberté est votre héritage. À présent, c’est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de liberté.
    Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c’est à ce moment-là que la promesse s’est réalisée, que la prospérité s’est
    forgée, que la douleur a été surmontée et qu’une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci
    beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Je vous remercie.<br>
    <br>
    <br>
    Source: <a href="http://appablog.wordpress.com/2009/07/12/obama-ghana-traduction-francaise-du-discours-du-president-obama-au-ghana/">Organisation de la Presse Africaine</a> et <a href=
    "http://www.whitehouse.gov/the_press_office/Remarks-by-the-President-to-the-Ghanaian-Parliament/">The White House</a><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p><br style="clear: both;">
  <!-- You can start editing here. -->]]></description>
        <pubDate>Tue, 28 Jul 2009 22:05:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-34338267.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-34338267-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Japan Expo: quel Japon ?]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-33546793.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Le salon "Japan Expo" vient de se tenir du 2 au 5 juillet 2009 au parc des Expositions de Villepinte, à proximité de Paris. Fêtant cette année son 10ème anniversaire, ce salon des tendances
    japonaises est devenu un must au fil des années, accueillant près de 150 000 visiteurs.<br>
    <br>
    La visite de ce salon laisse une impression surprenante. Très vite, le visiteur se rend compte que son véritable intitulé devrait plutôt être "Salon du manga et de ses dérivés" ou une formule
    proche. Une foule très sympathique, adolescente, souvent déguisée en héros de mangas presque totalement inconnus pour les non initiés, déambule dans les travées. Le hall principal est composé de
    stands proposant mangas, peluches et fantaisies diverses. Le hall annexe est l'univers des vendeurs de consoles et de jeux.<br>
    <br>
    A la recherche d'un&nbsp;Japon plus traditionnel,&nbsp;vous ne trouverez autour des stands de l'Office du tourisme japonais&nbsp;et de l'Institut japonais qu'un seul stand de thé, parfois des
    vêtements d'une couleur "classique". Partout ailleurs, les visiteurs&nbsp;photographient mutuellement leurs déguisements. Plus loin, un espace immense où un public nombreux et assis à même le sol
    regarde défiler sur scène d'autres visiteurs costumés en héros mangas. Le public applaudit...<br>
    <br>
    Vous apprécierez la liberté bon enfant de ce salon où toute extravagance semble possible. Vous vous demanderez, peut-être, si chacun a bien compris qu'il s'agit d'une "aberration" du Japon, au
    bon sens du terme, et non de la réalité. Un peu comme si dans un salon "France expo"&nbsp;&nbsp;se tenant à Tokyo, 150 000 Japonais venaient déguisés en Roi Soleil ou en "béret baguette" et
    déambulaient entre des stands de vin, fromage et haute couture, ce qui serait somme toute très réducteur pour notre pays. N'est-ce pas ?<br>
    <br>
    Alors, pour ceux d'entre vous qui recherchent une cure de jouvence, d'originalité et de second degré, je vous souhaite un très bon salon "Japan expo" en juillet 2010.<br>
    <br>
    Site <a href="http://www.japan-expo.com/">Japan expo&nbsp;&nbsp;</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Jul 2009 13:25:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-33546793.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-33546793-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comparaison de la fiscalité dans l'Union Européenne]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-33252583.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Pour les uns, la fiscalité est une charge. Pour d'autres, elle est une recette. Il n'empêche, seuls les pays développés ont une véritable fiscalité permettant de corriger certains
    dysfonctionnements de l'économie de marché&nbsp;ou d'investir dans des projets collectifs, de la NASA américaine à la Sécurité Sociale française.<br>
    <br>
    Pour comparer la fiscalité entre les pays d'Europe (l'harmonisation fiscale européenne étant impossible pour longtemps tant le niveau de vie diffère d'un&nbsp;pays à l'autre)&nbsp;, il est
    d'abord&nbsp;intéressant de regarder la fiscalité globale en pourcentage du PIB, c'est à dire le total des impôts et cotisations sociales&nbsp;face à la création totale de richesse.&nbsp;<br>
    <br>
    Pour les 27 pays de &nbsp;l'Union Européenne (UE27), la fiscalité globale représente, en 2007, 39,8% du PIB. D'un peu moins de&nbsp;30% en Roumanie, Slovaquie et lituanie, la charge
    fiscale&nbsp;est d'environ 49% du PIB au Danemark et en Suède.&nbsp;Avec 43,3% la France, comme l'Italie,&nbsp;se situe au-dessus de la moyenne&nbsp;UE27, à comparer au 39,5% de l'Allemagne,
    37,1% de l'Espagne et 36,3% du Royaume-Uni.<br>
    <br>
    Regardons maintenant le taux d'imposition légal maximal des personnes physiques, c'est à dire le taux d'imposition pour les revenus les plus élevés,&nbsp;Ce taux est&nbsp;considéré comme
    important&nbsp; dans la compétition que se livrent les pays&nbsp;pour attirer les entreprises et leurs cadres supérieurs.&nbsp;Rappelons-nous, d'ailleurs, la campagne présidentielle française
    pendant laquelle&nbsp;le futur président souhaitait qu'aucun français n'ait plus de la moitié de ses revenus prélevée par le fisc,&nbsp;ce qui donna lieu à la mise en oeuvre du "bouclier fiscal"
    dès son élection.<br>
    <br>
    Dans l'UE27, le taux d'imposition maximum des personnes physiques est en moyenne de 37,8% des revenus en 2008. En France, il est de 45,8%&nbsp;avec une baisse de 13,2 points par rapport à l'an
    2000 (59%). A cette époque, la France avait le 4ème taux le plus élevé d'Europe. Aujourd'hui, avec ses 45,8%, la France est en dessous de l'Allemagne (47,5%) et au-dessus&nbsp;de l'Italie
    (44,9%), l'Espagne (43%) et le Royaume-Uni&nbsp;&nbsp;(40%).<br>
    <br>
    Autre déterminant&nbsp;de compétition internationale: l'impôt sur le revenu des sociétés. En 2009, ce taux est de 23,5% dans l'UE27. A 34,4% en France, il est de 31,4% en Italie, de 30% en
    Espagne, de 29,8% en Allemagne et de 28% au Royaume-Uni.<br>
    <br>
    En regardant ces deux taux d'imposition-sur les revenus élevés et sur les sociétés- il apparaît nettement que la France, loin d'être devenue depuis 2007 un pays ultra-libéral, s'efforce juste, en
    suivant le mouvement général de baisse des impositions,&nbsp;de ne pas&nbsp;décourager&nbsp;les investisseurs et particuliers ayant une multitude de choix&nbsp;de localisation.&nbsp;<br>
    <br>
    En attendant que la crise ne rebatte à nouveau les cartes fiscales...<br>
    <br>
    Source: <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22062009-AP/FR/2-22062009-AP-FR.PDF">EUROSTAT</a><br>
    &nbsp;&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 21:08:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-33252583.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-33252583-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Taux d'emprisonnement en Europe: la France sous la moyenne]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-33176085.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    En moyenne de 2005&nbsp;à 2007, 607 000 personnes étaient en prison dans les 27 pays de l'Union Européenne, soit 123 détenus pour 100 000 habitants. En comparaison, ce taux est de 758 détenus
    pour 100 000 habitants aux Etats-Unis soit 6 fois plus.<br>
    <br>
    Au sein de l'Europe, c'est dans les pays baltes que le taux est le plus élevé avec 302 détenus pour 100 000 habitants en Estonie, 293 en Lettonie et 232 en Lituanie. A l'opposé, c'est en Islande
    que l'on trouve le taux le plus bas avec 39 détenus pour 100 000 habitants puis la Slovénie avec 60 et la Finlande avec 68.<br>
    <br>
    La France se situe en-dessous de la moyenne européenne avec 95 détenus pour 100 000 habitants, comme l'Allemagne&nbsp;avec 93, au dessus de l'Italie (84) et nettement en dessous de l'Espagne et
    du Royaume-Uni (tous deux 146 détenus pour 100 000 habitants)<br>
    <br>
    Source: <a href="http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-19062009-AP/FR/3-19062009-AP-FR.PDF">EUROSTAT</a>.&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 27 Jun 2009 21:27:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-33176085.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-33176085-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Résultats des élections européennes: quels enseignements ?]]></title>
        <link>http://www.infodifferente.com/article-32458588.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    Au-delà des résultats désormais connus des élections européennes du 7 juin 2009, quels&nbsp;enseignements peut-on&nbsp;retirer de la campagne électorale menée par les 4 premières listes et de ses
    conséquences ?<br>
    <br>
    La clarté et la cohérence&nbsp;ont été primordiaux dans l'échec ou la réussite.<br>
    <br>
    L' UMP a développé un message simple autour de la présidence française de l'Europe de juin à décembre 2008 et de la nécessité d'un leadership européen affirmé. "Voilà ce que&nbsp;le Président
    a&nbsp;fait" pendant&nbsp;ces 6 mois et "voilà ses résultats". Bref, la campagne de l'UMP s'est appuyée sur une expérience proche et réussie.&nbsp;Une démarche de type marketing avec peu
    d'idéologie apparente, un leader et&nbsp;une communication sur les résultats positifs obtenus.<br>
    <br>
    Europe-Ecologie a réussi un radical changement de culture sous la houlette de Daniel Cohn-Bendit. Loin des campagnes précédentes&nbsp;de Dominique Voynet&nbsp;aux forts accents sociaux peu
    incitatifs pour l'électorat de gauche, préférant voter directement à gauche, repoussant pour l'électorat du centre et de&nbsp;droite, Europe-Ecologie a choisi 2 axes simples et logiques: l'Europe
    et&nbsp;...l'écologie.&nbsp;Il n'est que d'entendre la transformation du discours de José Bové pour mesurer le chemin accompli et le changement de stratégie.<br>
    <br>
    Pas sûr, donc, que les électeurs d'Europe-Ecologie ne soient que de gauche et le risque de rechute est clairement annoncé si Cohn-Bendit reprenait la partition&nbsp;sociale de Voynet.<br>
    <br>
    Le PS et le MODEM ont fait le choix de la stratégie anti-Sarkozy. Si l'on considére aujourd'hui que ce fut une erreur, cela n'était pas forcément prévisible avant le 7 juin. Mais le
    PS&nbsp;&nbsp;a oublié de tenir compte de l'abstention et le MODEM a donné le sentiment&nbsp;de se tromper d'élection.<br>
    <br>
    Finalement,&nbsp;la bonne nouvelle de ces élections est la maturité politique des&nbsp;Français qui&nbsp; ont bien compris l'objectif européen de cette élection et ont sanctionné les
    formations&nbsp;&nbsp;parlant d'autre chose.&nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Jun 2009 21:28:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.infodifferente.com/article-32458588.html</guid>
                        <comments>http://www.infodifferente.com/article-32458588-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>